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Commentaires

FC_numeric-ecosystem

tres interessant
je conserve votre blog...

laurence

bon alors elles arrivent les premieres photos de neige ? ;-)))

[Denis: patience, patience, ça viendra bien assez tôt ...]

samuel

pour réagir sur cette note, il faut évoquer plusieurs choses :
-les Hurons, alliés théoriques des Français puisque principaux partenaires commerciaux et stratégiques ont en effet perdu une très grande partie de leurs effectifs du fait de l'arrivée des nouvelles maladies (thèse défendue tous azimuts par les historiens anti-européen et anti-cléricaux du premier tiers du 20e siècle) mais plus aussi par les guerres internes aux amérindiens, qui existaient déjà avant l'arrivée des colons, mais qui se sont accentuées quand les anglais et les hollandais ont fourni aux Iroquois des armes à feu. De leur côté, les français s'y refusaient, car l'intégration des peuples autochtones passait par le baptème, et non la poudre. on imagine le rapport de force...
- grace à Marquette, qui a suivi le cours du Mississippi, à la fin du 17e siècle, la France (Louis XIV donc) a pu revendiquer la possession de l'ensemble du territoire américain à l'ouest des établissements de Virginie, ...sans avoir les moyens humains de le peupler !!! D'où une possession théorique, mais symbolique (La Louisiane nommée ainsi en l'honneur du Dauphin, Louis de France). Le dernier bastion français en Amérique continentale est lâché en 1802 par... Napoléon, et c'est précisément cette Louisiane, qui a accueilli après le traité de Paris en 1763 les colons français de Québec et Montréal (d'où le Cajun, parlé encore un peu là-bas !) évacués et expulsés par les anglais, nouveaux maîtres du territoire.
- Québec et Montréal ont été de tout petits centres d'installation, avec quelques fermes éparses entre les deux le long du fleuve parce que l'exploitation du territoire n'est pas le même : terres agricoles riches et ensoleillées en Virginie, terre ingrate et enneigée 5 ou 6 mois sur 12 en Nouvelle France : il n'y avait que la chasse à la fourrure (castors d'abord, écureuils ensuite) qui remplissait les caisses des marchands : en 70 ans, les ressources en la matière sont totalement épuisées, obligeant d'ailleurs les populations autochtones à fuir vers l'ouest pour trouver de nouvelles peaux qu'elles revendaient ensuite contre de l'alcool et des ustensiles de cuisine. Ces populations étaient devenues totalement dépendantes du luxe et du confort matériel des européens...).

Voilà pour ces quelques précisions, j'espère n'avoir pas trop joué "le prof"...mais la colonisation en Nouvelle-France est passionnante, et m'a beaucoup passionné. Il faut d'ailleurs se plonger dans de gros ouvrages, comme ceux de Marcel Trudel, Bruce G. Trigger (avec son magnifique et inégalé "les enfants d'Aataensic" ou plus récemment John A. Dikinson (de l'UDM) ou Dominique Deslandres (UDM aussi, ex directrice de mémoire, NDR !!!!) pour se faire une idée générale des débuts de l'occupation européenne de l'Amérique du Nord.

amitiés !

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