Quel lien y a t-il entre un début d'inondation et un tournevis ? Récit d'une anecdote (qui ne m'a pas vraiment fait rire sur le moment) survenue mercredi dernier...
Mercredi matin, rendez-vous professionnel important pour moi en centre-ville de Montréal à Mc Gill pour 9h. Prévoyant, je me prépare à partir vers 8h15. Je vais au sous-sol pour m'équiper et sortir par le garage. Et là, surprise ! Le drain au centre du garage est plein d'eau et commence à déborder. En effet, après plusieurs jours de gel, un redoux temporaire nous apporte une pluie plutôt forte ce matin. Après ouverture de la porte du garage, je me rends compte que le drain extérieur devant notre porte est saturé et évacue mal l'eau entraînant une montée des eaux au dessus de la grille du drain et dans le garage par refoulement.
Photos prises 3 jours après - Neige et glace ont réapparu depuis - Évacuation au centre du garage et grille du drain extérieur.
Il est clair que s'il continue à pleuvoir et si je ne fais rien, le niveau d'eau va rapidement monter dans le garage et inonder cartons, objets et étagères en contact avec le sol. Scénario que j'envisage évidemment mal. Des feuilles, de la terre ou de la glace doivent gêner l'évacuation de l'eau dans le drain. Le temps presse. Il m'est impossible d'annuler ou de reporter mon rendez-vous.
Je décide donc de dévisser la plaque. Pour cela, je dois casser la glace qui l'entoure et qui cache les vis. Mains dans l'eau glacée, pluie sur la tête, j'essaie avec vigueur de dégager la grille avec un tournevis. La glace est enlevée et les vis sont enfin apparentes. Les têtes de vis sont carrées, format spécifique au Canada qui n'existe pas en France (ni même aux États-Unis d'après Shane). Ce type de vis est assez courant ici. Le constat est vite fait. Je n'ai pas le tournevis adéquat correspondant à cette taille de vis ! Une tentative de sonnerie chez le voisin me confirme qu'ils sont déjà partis. 8h30 et j'ai rendez-vous à Mc Gill dans 30 minutes. Évaluation rapide du risque. Je m'empare de tout ce qui est au sol et qui pourrait être inondé pour le protéger en hauteur. Je reprends mes affaires et me sauve vers le métro assez inquiet.
Je dois avouer que mon esprit était un peu ailleurs pendant cette rencontre, espérant en mon for intérieur que la pluie cesse enfin ou que la conduite se débouche miraculeusement. A 10 heures, je quitte mon interlocuteur pour regagner à la hâte mon quartier en faisant étape au "rayon outil" de Canadian Tire pour m'équiper du précieux tournevis manquant (tête carrée - dimension 4).
J'arrive enfin à la maison. Plutôt rassuré car la pluie s'est transformée en neige. J'ouvre la porte du garage pour constater... que l'eau a totalement reflué et que rien n'a été inondé. Soulagement...

Tournevis à tête carrée, un format typiquement canadien inconnu en Europe.
d'après le Dictionnaire inutile … mais pratique de Michel Lauzière avec autorisation de l’éditeur (Editions au Carré)
Découverte surprenante au Loblaws près de chez nous...
Un rayon avec des hosties sous différents formats
Hosties entières en barquette de 75g (2,49$) ou retailles d'hosties en sac de 115g (1,89$) que l'on pourrait qualifier de format familial (!).
Surprise pour moi qui n'ai jamais rien vu de tel dans un Carrefour, Auchan ou Géant Casino en France ! Qui peut donc acheter ces articles et pour quel usage ? Des célibataires ou couples (ou petites paroisses de quartier ?) pour les barquettes, les familles nombreuses (ou grandes églises ?) pour le sac économique ? Ce produit est-il taxé par la TPS/TVQ ou est-il considéré comme un produit de consommation courante ? Plusieurs questions, peu de réponses. Aucun consommateur n'en ayant rempli son chariot sous mes yeux, je n'ai donc pu interroger personne sur place.
Si un Québécois peut éclairer ma lanterne ...
d'après le Dictionnaire inutile … mais pratique de Michel Lauzière avec autorisation de l’éditeur (Editions au Carré)
Depuis quelques mois, nous sommes abonnés à un quotidien québécois. Tous les matins, un camelot fait le tour du quartier pour déposer à domicile le journal du jour avant 7 heures. Hier matin lundi, point de journal ! Il avait fortement neigé dimanche - plus de 40 cm (photos dans la prochaine note) - et le journal, lancé depuis la rue, devait s'être caché sous la neige... Je n'ai eu la réponse que dans l'après-midi !
Notre livreur est sportif: nous pourrons lire le numéro du 17 décembre 2007 au dégel, lorsque la neige aura fondu !
Un cadeau tendance pour les fêtes ? La Baie Ste Catherine a installé un grand écran plat en zone centrale pour en faire sa promotion... Canadian Tire le propose à ses caisses ... il est présent dans presque toutes les chaînes et ses ventes seraient en progression significative cette année (peut-être en raison du temps hivernal précoce au Québec).
De quoi s'agit-il ?

(je précise que cet intérieur n'est pas le nôtre !)
Eh, oui, le DVD ambiance cheminée ! Pour une somme modique (13 $ chez Canadian Fire pardon Canadian Tire), ce cadeau reconstitue dans votre salon un feu avec crépitement de bûches. Propre, pas de risque d'incendie ou de cendres à nettoyer, écologique en somme. La largeur de votre "cheminée" dépendra de la dimension de votre écran. Pour l'apport de chaleur, il est cependant conseillé de laisser les radiateurs de la pièce en fonctionement...
Au début des années 2000, j'avais été surpris de découvrir - en Belgique à Bruges - des cheminées à gaz avec fausses bûches donnant l'illusion d'une flambée classique. Ces cheminées sont assez courantes de nos jours. Cela heurte un peu ma sensibilité liée sans doute à mes lointaines racines rurales. Je n'imaginais pas que quelques années après, on pourrait s'acheter un nouvel ersatz avec ces DVD qui s'affranchissent totalement d'une quelconque combustion !
[L'ironie de ma note n'ayant pas toujours été perçue, je précise que ce type de gadget n'est pas du tout mon truc ! Je préfère le vrai, l'authentique, le réel ... c'est à dire le vrai feu dans la cheminée.]
d'après le Dictionnaire inutile … mais pratique de Michel Lauzière avec autorisation de l’éditeur (Editions au Carré)
Un peu d'autodérision aujourd'hui. Ça ne peut pas faire de mal...
Le métro de Montréal souffle ses 40 bougies. Inauguré le 14 octobre 1966 par le maire Jean Drapeau, quelques mois avant la grande exposition universelle de 1967, le métro comprenait jusqu'à la semaine dernière 4 lignes identifiées par des couleurs (vert, orange, bleu et jaune) et 65 stations desservant la partie centrale de l'île.
Montréal |
Londres |
Paris |
New York | |
Inauguration |
1966 |
1863 |
1900 |
1904 |
Lignes |
4 |
12 |
16 |
25 |
Stations |
65 |
275 |
297 |
468 |
Longueur (km) |
65 |
408 |
211 |
368 |
Passagers (millions/an) |
215 |
970 |
1 262 |
1 413 |
Les rames bleues à 9 wagons - 6 ou 3 sur certaines lignes suivant les heures - permettent de se déplacer rapidement et économiquement dans Montréal (excepté aux heures creuses où il faut parfois être patient). Le métro n'avait qu'une station sur la rive sud (Longueuil) et aucune sur la rive nord, rives qu'il fallait joindre en voiture ou par des trains de banlieue.
Un projet de plus de 10 ans a enfin abouti avec l'inauguration jeudi dernier d'un nouveau tronçon de la ligne orange qui relie l'île de Montréal à celle de Laval (ville de 370 000 habitants au nord de la métropole). Trois nouvelles stations (Cartier, De la Concorde et Montmorency) doivent permettre de simplifier la vie professionnelle de nombreux banlieusards et d'alléger les autoroutes d'un trafic estimé à 3 000 véhicules par jour.
A l'occasion de cette ouverture au public, ce week-end, le réseau - métro et bus - était totalement gratuit et les Montréalais étaient invités à venir visiter les nouvelles stations où des animations retraçaient l'historique de l'extension et le chantier de construction.
Samedi pluvieux et triste, pas de programme vraiment motivant ce jour là ... nous décidons donc de jouer les touristes en allant admirer les nouvelles stations et en profitant de cette occasion pour découvrir Laval où nous n'avons encore jamais mis les pieds. Moi qui n'aime pas suivre les foules, je devais être fatigué ce jour-là pour me comporter comme un ... mouton ! La suite montrera qu'on aurait mieux fait de rester sur l'île de Montréal...
Sur place, évidemment beaucoup de monde ! 150 000 personnes en deux jours. Une foule de personnes désoeuvrées armées d'appareils numériques et sans véritable but. On tourne en rond dans ces nouvelles stations sans vraiment sortir. Dehors il pleut et l'environnement n'incite guère à une marche bucolique entre les parkings de voitures, les bretelles routières et les quais du train de la station De la Concorde. Mon rêve d'un improbable quartier pittoresque à visiter à Laval s'évanouit immédiatement.
Refusant l'échec d'une sortie ratée, nous nous lançons courageusement à pied depuis la station Montmorency vers le Centre Laval - vaste centre commercial - qui semble proche, pour nous restaurer. Nouvelle erreur ... les abords de la station ne sont pas encore terminés: parkings non aménagés (vastes champs terreux), voie toujours non asphaltée et trottoirs inexistants. Tout ce décor dans un contexte de pluie et de voitures garées de façon anarchique. L'aller-retour vers le Centre Laval ne fut pas vraiment une partie de plaisir mais nous avions faim !
Vers 15 heures, de retour à la station de métro, nouvelle tuile. Une foule compacte à l'intérieur. Suite à un "dégagement de gaz" sur la ligne, le trafic est interrompu pour une durée indéterminée. Une certaine confusion règne. Des voyageurs lassés d'attendre remontent vers la surface ce qui en stimule d'autres pour descendre croyant que le trafic est rétabli. Bref un long temps d'attente en perspective: nous sommes prisonniers de l'île de Laval ne sachant plus comment rejoindre celle de Montréal, le métro étant - a priori - le seul moyen !
Panne de métro. Prisonniers à Laval !
Un peu exaspérés, sur l'initiative de Shane, nous nous engouffrons dans un des rares taxis disponibles pour rejoindre par l'autoroute 15 une station de métro ouverte sur l'île d'en face. Un quart d'heure après, nous sommes du bon côté, de nouveau à Montréal, le portefeuille allégé d'un billet...
Le côté positif que je m'efforçais de voir à cette journée (il faut toujours essayer d'en trouver un...), c'est qu'au moins on se souviendrait de cette inauguration et que j'aurais de la matière pour alimenter la présente note ... que je dédie à Sylvain et Normand !
Déception : Sentiment amer qu'on va probablement éprouver si on tente quelque chose de risqué , mais qu'on est certain de ressentir si on ne tente rien.
d'après le Dictionnaire inutile … mais pratique de Michel Lauzière avec autorisation de l’éditeur (Editions au Carré)
Notre première expérience de l'humour québécois date de décembre 2005. Nous participions, avec Shane, à une soirée "placotage" du groupe France-Québec auquel nous appartenions. Au programme, projection d'un film (CRAZY de Jean-Marc Vallée) suivi du visionnement d'un DVD d'un spectacle du compositeur interprète québécois Richard Desjardins. Le DVD montrait une salle enthousiaste riant aux textes du parolier. Nous n'avons quasiment rien compris aux textes et lorsque nous comprenions quelques phrases déclenchant l'hilarité des spectateurs, cela ne nous faisait pas rire du tout ! Ce mélange de fort accent, de vocabulaire québécois et de références culturelles inconnues nous rendaient cet humour totalement obscur.
Un an après, je dois avouer que nous n'avons pas recommencé ce type de soirée (!). Le Festival "Juste pour Rire" en juillet nous a pourtant offert de beaux spectacles à Montréal. Il faudra certainement du temps pour s'adapter à l'humour local.
Les têtes à claques font fureur au Québec depuis quelques mois. Véritable phénomène de société, on les voit partout: affichage, lien internet, publicité pour opérateurs de téléphone, ... Ces personnages, à l'accent qui sent bon le Québec, sont très drôles. A vous de juger même s'ils ne sont pas forcément faciles à comprendre surtout pour les Français ! Je suis curieux d'avoir votre avis: compréhensibles ? drôles ?
LE PILOTE - Les têtes à claques (cliquer ici)
LE LCD SHOVEL - Les têtes à claques (cliquer ici)
HALLOWEEN - Les têtes à claques (cliquer ici)
et pour faire plaisir à Shane ...
LE WILLI WALLER 2006 - Les têtes à claques (cliquer ici)
Rire : Chose la plus contagieuse et la moins dangereuse qu'on puisse transmettre par la bouche.
d'après le Dictionnaire inutile … mais pratique de Michel Lauzière avec autorisation de l’éditeur (Editions au Carré)
Billet court pour une anecdote vécue cette semaine. En tant que membre d'une association, j'ai eu l'opportunité d'assister à une séance d'information sur le principe et le fonctionnement des REER (acronyme omniprésent en ce moment et bien connu des Québécois pour Régime Enregistré d'Epargne Retraite). Cette conférence, organisée par une grande banque, avait pour but d'éclairer de "jeunes" immigrants sur ce régime de retraite complémentaire déductible (... et de leur proposer ultérieurement des rencontres avec des conseillers).
Nous sommes une bonne vingtaine à y assister jeudi soir. La salle est chaude et confortable et un petit buffet a été dressé pour nous avec la présence sympathique de vins, fromages, petits fours ... Cette vision réconfortante me fait instantanément oublier les difficultés que j'ai eues à rejoindre cette agence au coeur du Plateau du fait des rues encombrées et de ces montagnes de neige amassées par les déblayeuses. Un havre de paix accueillant.
Conférence claire accompagnée de questions. On se lève, invités par nos hôtes à rejoindre le buffet. L'ambiance est détendue et permet d'échanger librement avec d'autres participants. Le temps passe. Ces amuse-gueules variés "se mangent" sans faim, et - ça tombe bien - j'ai faim ! Je prends donc mon temps pour profiter du lieu et de la situation. La salle se vide progressivement. Il est 21 heures passées, cela fait plus de 2 heures que nous sommes là. Quatre ou cinq présents tout au plus avec nos conférenciers. Il est temps de partir.
Nous commençons donc à quitter l'agence lorsque nous nous rendons compte que celle-ci est verrouillée (barrée en bon québécois), alarme branchée. Nous sommes donc prisonniers à l'intérieur de la banque avec nos hôtes qui n'ont pas les codes pour en sortir. Situation plutôt cocasse (enviable peut-être pour certains ...). Nous avons donc du attendre une bonne quinzaine de minutes avant que la police ne vienne nous libérer sous les applaudissements de la foule amassée devant l'agence. Non, là j'en rajoute ! Un quart d'heure donc pour obtenir du service de sécurité, non présent sur le site, la possibilité de sortir.
L'histoire ne dit pas où se trouve la salle des coffres et si elle fut visitée ce soir là !
Banque : Institution à laquelle on doit beaucoup.
d'après le Dictionnaire inutile … mais pratique de Michel Lauzière avec autorisation de l’éditeur (Editions au Carré)

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